Grève reconduite et mobilisation devant le hall du CIDJ contre les licenciements

La Direction décide de recourir à un huissier pour faire constater le blocage !

Ce qui pourrait presque faire sourire tellement la réaction paraît disproportionnée face à une mobilisation et des salarié-es en grève pour alerter le grand public, et en particulier celui qui se rend au CIDJ, concernant les menaces qui pèsent sur la structure, les licenciements…

Alors que nous ne pouvons que remercier les personnes présentes pour leur soutien, on ne peut que déplorer la réaction démesurée de la direction qui a fait le choix de faire venir un huissier pour constater le blocage du hall et l’affichage syndical illicite. 2015 06 30 CIDJ en danger Arrêtez tous de jouer avec nos emplois, missions, santé, budget Grève devant le CIDJ constatée par Huissier (1)

Alors que depuis 3 ans dans un contexte critique d’incertitudes, de luttes, de mépris, les salarié-es du CIDJ ont continué de s’engager pour faire vivre la structure, et que l’Etat les renvoie systématiquement à un simulacre de statuts associatifs, l’huissier a relevé les faits expliquant qu’on ne pouvait pas bloquer un service public.

Vous avez dit « mission de service public » ? Un huissier serait-il habilité à confirmer la reconnaissance officielle de cette mission à notre ministère de tutelle ?

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Mobilisation à l’occasion de Conseil de Paris les 29 et 30 mai

Au risque que ça puisse devenir une désagréable habitude pour certain-es qui se passeraient sans doute bien d’avoir à nous faire face, la CGT CIDJ étaient une nouvelle fois présente à l’occasion du Conseil de Paris. Avec un message clair :

La Ville de Paris, vice-présidente du CIDJ, se positionne contre les licenciements !

Dans le cadre des groupes de travail de la Mairie de Paris sur les enjeux de la politique jeunesse parisienne, Pauline Véron affirme que « la Mairie de Paris conçoit les politiques jeunesse avec un objectif : aider les jeunes à acquérir leur autonomie. » Elle souhaite que « les jeunes aient accès à des services permettant de mettre en œuvre leur projet de vie et d’avancer ».

La réforme territoriale pose la question de la garantie de l’accès pour toutes et tous à un accompagnement à l’information sur l’ensemble du territoire, de la nécessaire articulation des politiques jeunesse de la Ville, de la future métropole, de la Région et de l’Etat.

Alors que l’élue à la jeunesse de la Ville de Paris prend position pour une réelle politique jeunesse visant l’autonomie des jeunes, la CGT-CIDJ et les représentant-es du personnel tiennent à interpeller de nouveaux les élu-es parisien-nes quant à l’urgence de la situation au CIDJ.

Après plus de 10 ans de réduction drastique des effectifs au CIDJ, 40 % de baisse en 10 ans, c’est aujourd’hui d’un plan de licenciements dont il est question.

La procédure d’information/consultation du comité d’entreprise sur le plan de licenciement (19 postes supprimés) a débuté le 9 décembre 2014 et les élu-es ont dû rendre un avis le 16 avril 2015 :

- sans aucun mandat précis du conseil d’administration,
- sans que ne soit menée de négociation avec le syndicat,
- sans que les élu-es du CE n’aient connaissance du budget prévisionnel 2015, ni du financement du coût de ce plan,
- avec des incohérences sur le nombre de postes supprimés,
- sans que leur soient fournis les éléments budgétaires et organisationnels des externalisations (pas de cahier des charges, pas de devis, pas de vision claire des tâches externalisées…).

Alors que les licenciements semblaient, pour le Bureau du CIDJ, la seule solution, c’est à la réunion du conseil d’administration du 22 juin que la Ville s’est positionnée pour une solution alternative au plan de licenciement. Une lettre rédigée par l’ensemble des membres du Bureau du CIDJ, dont la Ville de Paris et la Région Île-de-France, a été adressée au Ministre, Président de la Région et Maire de Paris pour les informer des risques financiers que ce plan fait courir au CIDJ.

Les salarié-es du CIDJ vivent depuis plus 3 ans dans un climat d’incertitude quant au maintien de leurs emplois et missions. Les conséquences sont de plus en plus lourdes et inquiétantes sur la question des risques psychosociaux.

Ce plan de licenciements vise les salarié-es les plus fragiles, les plus éloigné-es de l’emploi : 50 ans, 30 ans d’ancienneté, sans qualification, en situation de handicap… Ces choix sont inadmissibles et condamnent ces salarié-es à la précarité !

Nous exigeons :
- le retrait immédiat du plan de licenciement !
- un positionnement clair et officiel du ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports,
- le respect par tous de nos missions, des salariées, du syndicat et des instances représentatives du personnel,
- une véritable discussion entre le CIDJ, l’Etat, la Région et la Ville sur notre mission de service public et son articulation avec les politiques jeunesses, seul démarche pouvant assurer une véritable pérennité de nos missions, de notre structure et de nos emplois.

tract Ville 29-30juin

 

Nous n’étions pas les seul-es à être présent-es !

« Grève historique des personnels de l’aide sociale à l’enfance ce mardi 30 juin »

 

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Une journée de grève pour exiger le retrait du plan de licenciement !

Ce lundi 29 juin, après discussion et décision collective en AG, les salarié-es étaient en grève. Une journée de grève pour arrêter de participer au faire semblant général, pour exiger le retrait immédiat du plan de licenciement.

Toutes et tous en grève
le 29 juin 2015 pour exiger
le retrait du plan de licenciement !

La procédure d’information/consultation du comité d’entreprise sur le plan de licenciement (19 postes supprimés) a débuté le 9 décembre 2014 et les élu-es ont dû rendre un avis le 16 avril 2015 :

- sans aucun mandat précis du conseil d’administration,

- sans que ne soit menée de négociation avec le syndicat,

- sans que les élu-es du CE n’aient connaissance du budget prévisionnel 2015, ni du financement du coût de ce plan,

- avec des incohérences sur le nombre de postes supprimés,

- sans que leur soient fournis les éléments budgétaires et organisationnels des externalisations (pas de cahier des charges, pas de devis, pas de vision claire des tâches externalisées…).

Dans le cadre de ce plan, le choix a été clairement assumé de licencier les salarié-es les plus éloigné-es de l’emploi ! Les conséquences sociales de ce choix seront dramatiques puisqu’il vise des salarié-es de plus de 50 ans, sans diplôme, avec 25-30 ans d’ancienneté, en situation de handicap… De plus, pour ces salarié-es, le CIDJ n’a pas tenu ses obligations de maintien de l’employabilité : pas ou peu de formations depuis de nombreuses années…

Le dialogue social se résume au passage en force ! Les élu-es ont été utilisé-es pour rendre « plus propre » le projet unilatéral de la direction et du Bureau du CIDJ… 3 mois après que les élu-es aient dû rendre leur avis, la Direction vient seulement de porter à notre connaissance le budget prévisionnel…

Au CA du 22 juin, le Bureau du CIDJ, en présence des représentant-es de la Ville et de la Région, s’est enfin positionné pour exiger une autre solution que le plan de licenciement.

Pourtant le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports affiche toujours clairement sa volonté de liquider le CIDJ en exigeant :

- des licenciements drastiques : « au moins 30-35 licenciements »,

- de passer en dessous  des 50 salarié-es afin de supprimer les instances représentatives du personnel,

- la remise en cause de notre accord d’entreprise qualifié de « scandaleusement avantageux pour les salarié-es »

De plus, la gestion budgétaire par le déficit imposée par le ministère depuis plusieurs années et l’absence de reconnaissance politique du CIDJ et de l’IJ ne font que confirmer la vision de notre ministère qui considère le CIDJ comme « un puits sans fond pour les finances publiques… ».

Brader nos missions ? Les conséquences sociales dramatiques ? Pas leurs problèmes ! Nous n’avons pas oublié la réponse qui nous a été donnée quand nous avons été reçu-es par le cabinet du ministre : « Les licenciements, c’est comme un pansement, pour le retirer il faut faire vite… ça fait mal sur le moment et après ça soulage ! ».

Face à de tels propos, nous sommes extrêmement inquiêts quant au passage en force du ministère au CA du 16 juillet…

Ira-t-il, à ce CA, jusqu’à provoquer une procédure d’alerte du commissaire aux comptes pour nommer un mandataire judiciaire qui fera le sale boulot exigé par l’Etat ? 

Nous exigeons :

- le retrait immédiat du plan de licenciement,

- un positionnement clair et officiel du ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports,

- le respect par tous de nos missions, des salarié-es, du syndicat et des instances représentatives du personnel,

- une véritable discussion entre le CIDJ, l’Etat, la Région et la Ville sur notre mission de service public et son articulation avec les politiques jeunesses, seul démarche pouvant assurer une véritable pérennité de nos missions, de notre structure et de nos emplois.

 

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Le CA du 22 juin a bien eu lieu

Les salarié-es et la CGT CIDJ se mobilisent

Le Bureau décide d’adresser au Ministre un courrier pour qu’il se positionne

Difficile de rendre compte de l’accueil réservé aux administrateurs à leur arrivée au CIDJ pour assister à la réunion du conseil d’administration. 2015 06 22 CIDJ en danger Retrait du plan de licenciement Accueil avant C.A. (4)

Mobilisation importante pour exiger le retrait du plan de licenciements.

Arrêtez-tous de jouer avec nos emplois  !

Arrêtez-tous de jouer avec notre mission !

Arrêtez-tous de jouer avec notre santé !

Arrêtez-tous de jouer avec notre budget !

Quant à la réunion du CA du 22 juin elle-même, c’est le point sur la prorogation des mandats qui a servi de porte d’entrée pour l’ensemble de discussions : une prorogation de mandat, oui, mais sur un mandat clair.

2015 06 22 CIDJ en danger Retrait du plan de licenciement Accueil avant C.A. (2)L’argument budgétaire a également été sur le devant de la scène :

- le trésorier explique que la trésorerie correspond à une dette, la dette « abonnés », c’est ce qui permet la poursuite de l’activité. Il n’est pas possible d’user de ces fonds pour financer ce plan de licenciements.

- le financement demandé au Fonds d’expérimentation pour la Jeunesse doit servir à l’investissement pour le développement de l’activité et non à combler des dépenses.

- la situation actuelle permet la poursuite de l’activité, a indiqué le trésorier du CIDJ.

Un droit d’alerte du commissaire au compte a été évoqué, mais ce dernier a considéré que la situation n’exigeait pas d’y recourir.

 La déléguée syndicale CGT CIDJ a rappelé la chronologie de ce plan de restructuration unilatéral : du vote du CA sur le principe d’un projet partagé à l’avis négatif des représentant-es du personnel le 16 avril 2015. Une nouvelle fois, elle a dénoncé le changement de méthode opéré par la direction : de l’association des salarié-es deux mois fin 2013 à un mutisme de presque un an ayant conduit à un projet unilatéral, sans aucun cadre de négociation : une totale absence de dialogue social.

Le CIDJ est-il une zone de non droit ??

C’est aussi sur la situation vécue par les salarié-es depuis presque deux ans que le représentant du personnel a tenu à insister. Ce dernier a alerté les administrateurs sur le profil des personnes visées par les licenciements : en situation de handicap, avec une importante ancienneté, peu de diplômes, un âge critique… C’est bien à un risque déterminant de précarité que les administrateurs devront répondre en votant ces licenciements !

A l’évocation de l’audit, M. Dujol, directeur de la jeunesse, a fait le choix d’opter pour une posture « administrative » : l’audit ? C’est juste un outil que le ministère utilisera ou pas…

Les comptes 2014 ont quant à eux été approuvés par l’assemblée générale.

Enfin, c’est par une réunion de Bureau que s’est conclue cet après-midi du 22 juin : ces représentant-es se sont engagé-es à rédiger ensemble un courrier adressé au ministre en vu de connaître son positionnement concernant le CIDJ.  Si le plan de licenciements n’est pas financé par l’Etat, il sera retiré. La Région et la Ville se sont positionnées pour une autre solution que les licenciements.

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Au CIDJ, les documentalistes veillent !

Alors qu’avait lieu ce lundi 22 juin un conseil d’administration où était présenté le plan unilatéral de la direction et du bureau, au CIDJ, on continue de faire comme si…

Ce 23 juin, une journée est organisée par la Direction des Ressources Documentaires sur les pratiques de veille en présence de documentalistes des CRIJ.

Les documentalistes du CIDJ ont pris collectivement la décision de ne pas assister à cette journée consacrée à la veille et tiennent à informer les documentalistes des CRIJ présent-es des motifs de cette décision.

Le plan de restructuration décidé par la direction prévoit en effet la disparition de la Direction des Ressources Documentaires (DRD). Dans ce plan, les documentalistes sont tout bonnement dépossédé-es de la veille puisque cette activité serait prise en charge par un autre nouveau pôle au sein duquel aucun d’eux/elles ne sera intégré. Leurs missions seraient quasi exclusivement recentrées sur la gestion de données dans Flora. Ils/elles déplorent que ce plan nie leurs compétences et expériences (+ de 10 ans en doc). La direction a pourtant présenté la veille comme un axe essentiel de son projet…

Que devient le D dans CIDJ ? 3 postes de documentaliste http://www.dreamstime.com/royalty-free-stock-images-marketing-plan-concept-hand-drawing-blackboard-diagram-image52102299seraient supprimés tandis que le reste de l’équipe serait rattachée à un nouveau « pôle Édition »…

Sur l’ensemble de ces points les documentalistes ont interpellé leur direction, mais à ce jour ils n’ont obtenu aucune réponse. C’est pourquoi l’ensemble des documentalistes font le choix de ne pas participer à cette journée d’échange autour des pratiques de veille.

Le syndicat déplore une nouvelle fois l’absence totale de prise en compte des salarié-es dans un contexte des plus préoccupants. Alors que la direction aurait pu faire le choix de porter un projet en s’appuyant sur les compétences des salarié-es, elle a fait le choix d’un plan unilatéral conduisant à externaliser, licencier.

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Vote de la restructuration et des licenciements reportés au 16 juillet

Un CA aura bien lieu le 22 juin, mais il s’agira d’informer les administrateurs et non de leur demander de se prononcer à l’occasion de délibérations sur la restructuration, les licenciements mais aussi le budget prévisionnel 2015.

C’est donc lors d’une nouvelle réunion du conseil d’administration le 16 juillet. C’est à cette date, déjà retenue pour le vote d’une décision modificative du budget prévisionnel, que les administrateurs seront invités à se prononcer sur la restructuration unilatérale portée par le Bureau de l’association. Le budget sera également un des points de délibération et devrait alors tenir compte du coût des licenciements et de la décision donnée pour le financement FEJ.

Par contre, c’est le 22 juin que sera entérinée la démission du Cnajep du conseil d’administration et donc du Bureau du CIDJ.

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La CGT CIDJ reçue par Mme Zoughebi à la Région Ile-de-France

A l’occasion de la première journée d’assemblé plénière du Conseil Régional, nous avions, une nouvelle fois, directement alerté Mme Zoughebi, vice-présidente, qui s’était alors engagée à nous recevoir dès le lendemain.
Ce vendredi, nous étions de nouveau présent-es pour interpeller les élu-es régionaux sur la situation du CIDJ et le mutisme de la Région sur la question. Nous avons effectivement été reçu-es par Henriette Zoughebi, Vice-Présidente du Conseil régional d’IDF et Guillaume Delmas, chargé de mission.
Mme Zoughebi avait évoqué la veille une possible présence de Marie Richard, élue régionale et présidente du CIDJ. Elle n’a finalement pas assisté à cette rencontre.
Mme Zoughebi nous a bien expliqué qu’elle nous recevait à la demande de M. Huchon, président du Conseil régional.
Nous avons pu exposer la situation : restructuration et plan de licenciements en cours depuis le 9 décembre, profil extrêmement fragile des personnes occupant les postes supprimés, absence de concertation, risque financier, financement FEJ, gestion par le déficit mise en œuvre par l’État…
Mme Zoughebi et M. Delmas nous ont indiqué ne pas avoir réalisé que la Région avait un mandat de vice-présidence au Conseil d’Administration du CIDJ et qu’elle faisait donc partie de l’instance dirigeante de l’association, le Bureau.  Nous leur avons signifié que le Bureau défendait le plan de licenciements donc que la Région allait bien voter et faire voter les licenciements en Conseil d’Administration.

Nous avons expliqué le contexte d’intervention de l’État, son implication et sa demande déguisée pour la mise en place d’un plan de licenciements conséquent au CIDJ afin de se désengager en termes de financement de la structure. Le rapport d’audit a apparemment été remis aux trois commanditaires : le Ministre, le Président du Conseil régional et la Maire de Paris. Eux indiquent ne pas en avoir connaissance.

Nous leur avons confié nous interroger, le CIDJ serait-il une zone de non droit ? Madame Zoughebi s’est engagée à prendre contact avec M.Bayou, vice-président du CIDJ et élu de la Région. Il lui a aussi été demandé de faire un compte-rendu de cette rencontre auprès de l’exécutif.

Un possible deuxième rendez-vous pourrait se concrétiser avec eux avant le conseil d’administration du 16 juillet.

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Mme Zoughebi s’engage à recevoir la CGT CIDJ

Ce jeudi, à l’occasion de l’assemblée plénière de la Région Ile-de-France, la CGT CIDJ en a profité pour alerter une nouvelle fois sur la situation de la structure, de ses salarié-es. La Région est en effet vice-présidente de l’association CIDJ, et reste absente depuis plus de deux ans aux réunions de Bureau et du Conseil d’administration malgré une actualité de plus en plus préoccupante.

A plusieurs reprises, nous avons sollicité les élu-es régionaux, en particulier ceux et celles en lien avec la politique jeunesse et le CIDJ, certain-es s’étant engagé-es à nous recevoir sans toutefois que l’engagement soit suivi d’effet…

Mais ce jeudi, Mme Zoughebi élu-e en charge des actions éducatives nous a confirmé qu’elle nous recevrait demain matin, soit le vendredi 19 juin, pour échanger de manière utile et constructive sur la situation.

Par ailleurs, une brève discussion avec le directeur de cabinet de Pierre Laurent, secrétaire général du Parti communiste, laisse entrevoir des possibilités en termes de relai de la situation auprès du Ministre.

A demain, donc.

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La CGT CIDJ à l’assemblée plénière de la Région IDF

La politique jeunesse de la Région au CIDJ ? Licencier !

Le 2 mars 2015, l’Assemblée des Régions de France appelait, dans une lettre ouverte, à ce que les jeunes « puissent disposer d’une information unifiée et lisible, d’actions coordonnées entre des partenaires complémentaires, d’un accompagnement bienveillant et exigeant à la fois » considérant qu’ »agir collectivement pour notre jeunesse est donc une véritable urgence démocratique.« 

Alors que l’ARF prend publiquement position pour que l’État continue de s’investir aux côtés des collectivités pour une réelle politique jeunesse, la CGT CIDJ et les représentant-es du personnel ont interpellé à de multiples reprises la Région Île-de-France, vice-présidente du CIDJ, sur leur situation. Depuis maintenant plus de deux ans le représentant du Conseil régional, applique la politique de la chaise vide au Bureau du CIDJ. Malgré nos nombreuses tentatives, aucun des interlocuteurs politiques liés au CIDJ n’a souhaité nous recevoir.
Pourtant le rapport de l’audit, commandité entre autre par la Région, en lien avec la Ville de Paris et le Ministère en charge de la jeunesse, serait sur les bureaux de l’exécutif du Conseil régional…
Le choix de la Région semble clair : trancher budgétairement et surtout sans écouter les salarié-es et le syndicat !

Après plus de 10 ans de réduction drastique des effectifs au CIDJ, c’est aujourd’hui d’un premier plan de licenciements dont il est question. C’est à la réunion du conseil d’administration du 22 juin que la Région sera appelée à le voter.
Dans le cadre de la procédure d’information/consultation sur le plan de licenciement, le comité d’entreprise a dû rendre un avis le 16 avril 2015 sans avoir connaissance ni du budget prévisionnel 2015, ni du financement du coût de ce plan. Moins de 2 mois après l’avis du CE, ce projet unilatéral du Bureau du CIDJ ne laisse plus aucune possibilité en termes de capacité d’investissement dans le développement des missions de la structure.

Parodie de dialogue social ? On ne peut que dénonce l’absence d’un quelconque cadre de discussion, de négociation avec le syndicat…
Pourquoi ce passage en force alors que ce plan de licenciements menace directement la survie de l’ensemble de la structure ?

La seule volonté clairement affichée par nos trois financeurs (Etat, Ville, Région) c’est de licencier !!! Peu importe les conséquences sur nos missions et pour les salarié-es !

Les salarié-es du CIDJ vivent depuis plus 3 ans dans un climat d’incertitude quant au maintien de leurs emplois et missions. Les conséquences sont de plus en plus lourdes et inquiétantes sur la question des risques psychosociaux.
Ce plan de licenciements vise les salarié-es les plus fragiles, les plus éloigné-es de l’emploi : 50 ans, 30 ans d’ancienneté, sans qualification, en situation de handicap… Ces choix sont inadmissibles et condamnent ces salarié-es à la précarité !

L’Information Jeunesse ne doit pas devenir une marchandise !
Non aux licenciements !

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A l’ordre du jour du CA au CIDJ le 22 juin

CA au CIDJ : licenciements, redéploiement, audit…

licenciementHormis les traditionnels points abordés lors des conseils d’administration de fin d’année scolaire, comme l’approbation des comptes 2014, cette réunion du conseil d’administration n’aura rien d’ordinaire. Les administrateurs sont cette fois-ci appelés à voter sur des sujets décisifs pour l’avenir du CIDJ. Ce 22 juin, sont soumis à délibération le projet de redéploiement et le plan de licenciements. Ce plan est présenté par le Bureau et la direction générale comme la seule issue possible pour la survie de la structure. Le syndicat, les représentant-es du personnel dénoncent eux une absence totale de gestion des risques, un plan de licenciement visant les salarié-es les plus en difficulté, des choix de dépenses conduisant aux difficultés financières actuelles, une gestion par le déficit du ministère en charge de la jeunesse. Le pouvoir de décision revient aujourd’hui à un conseil d’administration très largement composé de représentations ministérielles et au sein duquel le ministère de tutelle du CIDJ semble avoir les cartes en main.

Alors que figurait un point sur le financement par un appel à projet du Fonds d’expérimentation pour la jeunesse dans la première version de l’ordre du jour, il n’est plus prévu d’aborder ce point en tant que tel lundi prochain… Pourtant, il s’agit bien aussi de voter le budget prévisionnel du CIDJ pour l’année 2015 ! Les représentant-es du personnel rendront un avis sur cette question lors de la réunion de CE, à peine une semaine avant la tenue de la réunion du conseil d’administration.

Quant à l’audit et à ses résultats, a priori sur le bureau de ses commanditaires, cela fera l’objet d’un point de fin de réunion… Le Bureau maintient sa position d’en ignorer les résultats et de se concentrer sur le présent pour mettre en œuvre la restructuration. « Chaque chose en son temps« …

Également à l’ordre du jour de ce CA au CIDJ : la confirmation de la nomination de Sandrine Charnoz au siège de vice présidente pour représenter la Ville de Paris, l’attribution du siège de secrétaire à un représentant-e des Crij, la prorogation des mandats.

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