Délégation syndicale reçue au Ministère

La délégation syndicale reçue au Ministère par Mireille Gauzere et Mickaël Garnier-Lavalley

Lundi 20 octobre à 16h, suite au courrier adressé au Ministre, une délégation syndicale a été reçue au Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports par Mireille Gauzere, cheffe du Pôle social et Mickaël Garnier-Lavalley, directeur adjoint du cabinet. L’objectif de cette demande de rendez-vous était d’éclaircir la position de l’État, et plus précisément du Ministère concernant le CIDJ et d’alerter sur la situation vécue par les salarié-es.

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Mickaël Garnier-Lavalley, directeur adjoint du cabinet de Patrick Kanner

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Mireille Gauzere, Cheffe du Pôle social au cabinet de Patrick Kanner

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Le Cnajep démissionne du Bureau et CA du CIDJ

http://www.cnajep.asso.fr/i/logo.jpg

Le Cnajep a pris la décision de quitter les instances de gouvernance du CIDJ, le Bureau et le Conseil d’administration.

Ci-dessous, les motifs de cette décision :

La situation du Centre d’Information et de Documentation pour la Jeunesse (CIDJ) est plus que jamais préoccupante, avec une incertitude sur le devenir des missions du Centre et l’annonce d’un plan social.

Alors qu’une concertation s’imposait pour redéfinir collectivement l’objet et les missions du CIDJ, les conditions d’un dialogue transparent et constructif n’ont pas pu être réunies, aboutissant inexorablement à un enlisement de la situation. Dans ce contexte, le Cnajep a demandé à ses représentants au sein du Conseil d’administration et du Bureau du CIDJ de remettre leur démission.

Le Cnajep a à plusieurs reprises rappelé son attachement au rôle et à la place du CIDJ et a insisté sur la nécessité de repenser le CIDJ en tant qu’acteur ensemblier dans un paysage de l’information et de l’orientation des jeunes en pleine mutation.

Il nous semble en effet que le CIDJ a toute sa place dans un service public d’information, d’orientation et d’accompagnement des jeunes, en cohérence avec les autres acteurs intervenant dans le champ de l’Accompagnement, Information, Orientation.

Ce service public rénové doit selon nous répondre à plusieurs enjeux :

  • La mise en œuvre d’un accompagnement global qui prenne en compte l’ensemble du projet de vie du jeune.
  • La mise en œuvre d’un accompagnement permettant l’expérimentation et la réorientation.
  • Le renforcement de la transversalité, de la lisibilité et de la coordination des acteurs.
  • L’amélioration de l’accessibilité, avec la mise en place d’un service de proximité et d’un suivi personnalisé.
  • La nécessité de coupler une approche territoriale à une stratégie nationale, afin de ne pas aboutir à des disparités entre les territoires.

Avec la fragilisation du CIDJ, les conditions ne nous semblent pas réunies pour conduire un changement susceptible de mieux répondre aux attentes des jeunes et de clarifier et renforcer la coopération des acteurs et donc la lisibilité de l’offre.

[source : http://www.cnajep.asso.fr/actualites-du-secteur/2014/les-associations-demissionnent-des-instances-du-cidj.html]

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Article paru sur Localtis « Le CIDJ a la veille d’un plan social »

localtisCi-dessous un article rédigé par Emilie Zapalski pour Localtis suite aux interviews de la délégue syndicale Uspaoc CGT et de la présidente du CIDJ Marie Richard.

Source : www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250267806486&cid=1250267797620

Le CIDJ à la veille d’un nouveau plan social

Orientation professionnelle Publié le jeudi 2 octobre 2014

Malgré son attrait pour les jeunes, le Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ) reste absent des politiques jeunesse et l’Etat baisse sa subvention chaque année. Salariés et direction s’interrogent sur l’avenir de la structure.

Baisse de la subvention publique, plan social… Le Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ) vit actuellement une situation difficile avec une baisse importante de la participation de l’Etat.
Créé en 1969 pour informer les jeunes sur tous les sujets qui les concernent, il dispose d’un budget de 6 millions d’euros. Un peu plus de la moitié (3,220 millions euros) est financée par la vente de produits documentaires. Le reste est financé par l’Etat, la région Ile-de-France et la ville de Paris. La subvention de la région, qui s’établit à 280.000 euros, est stable, tout comme celle issue de la ville de Paris (75.000 euros) qui met aussi à disposition gratuitement des locaux dans le 15e arrondissement (Quai Branly).
En revanche, l’apport financier de l’Etat a diminué de 140.000 euros de 2012 à 2013 et de 300.000 euros de 2013 à 2014. Il atteint 2,3 millions d’euros en 2014 et aucune information n’a encore été donnée pour l’année 2015.
« La décrue progressive des moyens nous oblige à piocher dans nos ressources propres, explique à Localtis Marie Richard, présidente du CIDJ, ce n’est pas tenable à long terme. Nous avons besoin de restructurer et de moderniser nos outils, de repenser l’accueil par rapport aux besoins des jeunes. Notre modèle économique ne fonctionne pas avec cette baisse de subvention et les collectivités n’ont pas les moyens de compenser. »

Un nouveau plan social d’ici fin décembre

Face à ces réductions budgétaires, les salariés sont inquiets. Depuis 2006, les effectifs ont été réduits de 30%. Mais cette réduction n’a pas permis au CIDJ de se remettre à flot. Un nouveau plan social est à l’étude depuis deux ans, avec une nouvelle baisse de la masse salariale, sur les 75 salariés que compte actuellement la structure.
« Le plan social doit tomber sur la table d’ici fin décembre 2014, mais on n’a aucune garantie que le projet tiendra la route. Tout est possible, même une cessation de paiement, » précise Anne Sémécurbe, déléguée syndicale CGT. A l’occasion du forum français de la jeunesse qui s’est tenu le 24 septembre, le syndicat a remis en main propre une demande de rendez-vous à Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. « Nous souhaitons avoir des réponses de la part de l’Etat », affirme Anne Sémécurbe. Même écho du côté de la direction. « Nous souhaitons une clarification, nous sommes un très bel outil au service des politiques publiques. Nous aimerions qu’il y ait un portage politique plus fort », signale ainsi Marie Richard. Car pour le moment, le CIDJ est absent des réformes en cours, que ce soit le futur conseil en évolution professionnelle, le service public régional de l’orientation ou encore le service public de l’information, de l’accompagnement et de l’orientation que le gouvernement souhaite créer. « Dans le cadre du CEP par exemple, il y aura besoin de supports sur les métiers, il y aura un manque à un moment donné, alors que nous sommes en capacité de fournir ces ressources documentaires », affirme ainsi Anne Sémécurbe, qui met en avant l’information disponible au CIDJ (200 fiches métiers, plus de 300 dossiers thématiques sur l’emploi, la formation, la mobilité internationale, le logement, la citoyenneté, des guides « Trouver un job », « Destination Europe »). « Depuis de nombreuses années, nous avons le sentiment d’être lâchés par l’Etat », s’insurge la syndicaliste.
La présidente du CIDJ veut quant à elle rester positive. « Il n’y a aucune raison de penser qu’il n’y aura pas de soutien financier de l’Etat l’an prochain. » Elle attend beaucoup de la nouvelle ministre de l’Education nationale.

Emilie Zapalski

45 ans de service auprès des jeunes
Créé en 1969 par l’Etat, sous forme d’association loi 1901, le CIDJ poursuit une mission d’intérêt public : informer et conseiller les jeunes de tout statut sur tous les sujets les concernant. Il accueille ainsi gratuitement tout public, principalement des jeunes, sans rendez-vous et gratuitement, et leur apporte des réponses en matière d’orientation professionnelle. Il assure aussi la production d’outils documentaires à destination des jeunes et des professionnels et forme les professionnels de l’accueil, information, orientation (AIO).
Le CIDJ s’intègre dans le réseau Information jeunesse, qui se compose aussi de structures régionales et locales*. Il est responsable de l’animation du réseau. 2 millions de personnes utilisent ce réseau, 130.000 personnes directement au CIDJ, parmi lesquelles des collégiens et lycéens, des salariés, des demandeurs d’emploi et des étudiants.
E.Z.
* 26 centres régionaux au statut associatif, 3 centres départementaux en Ile-de-France, 235 bureaux sous statut associatif ou municipal et 1.248 points information jeunesse.
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Mobilisation au Forum Français de la Jeunesse en images

Quelques images de la mobilisation de membres de la section syndicale CIDJ Uspaoc CGT à l’occasion d’un événement du Forum français de la jeunesse

Courrier au Ministre Patrice Kanner

Courrier au Ministre Patrice Kanner

 

Echanges avec Fabienne Ferrerons de la JOC, membre du CA/Bureau du CIDJ

Échanges avec Fabienne Ferrerons de la JOC, membre du CA/Bureau du CIDJ

mobilisation FFJ CIDG CGT

Devant la salle où se tient l’événement FFJ

mobilisation FFJ CIDG CGT 1

Distribution de tracts alertant sur la situation du CIDJ

mobilisation FFJ CIDG CGT 2

Photo de section

 

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Mobilisation lors d’un événement du forum français de la jeunesse

patrice kanner

Patrice Kanner

Des membres de la section syndicale se sont rendus hier à un événement du Forum français de la jeunesse où le ministre M. Kanner était attendu pour conclure la soirée. Le courrier de demande de rendez-vous lui a été remis en mains propre, rapidement. Il était accompagné de M. Garnier-Lavalley, ancien membre du Bureau de l’association CIDJ.

Une proposition de rendez-vous a été faite…

jean benoit dujol

Jean-Benoit Dujol

M. Jean-Benoit Dujol, directeur interministériel de la jeunesse, était également présent pour l’occasion.

Cela a également permis de rencontrer des  membres des organisations de jeunesse, entre autre des membres du conseil d’administration du CIDJ appartenant au Cnajep, dont Fabienne Ferrerons, nouvelle représentante du Cnajep au Bureau comme secrétaire. Nordine Idir, secrétaire général du mouvement des jeunes communistes de France, a saisi l’occasion d’une prise de parole pour dire un mot de la situation du CIDJ. On l’en remercie. Merci aussi à Matthieu pour la photo !

Bien entendu, nous avons copieusement informé l’ensemble des participant-es en distribuant des tracts « maison ».

Un communiqué de presse a été envoyé à l’occasion de la mobilisation.

CP FFJ CIDJ Uspaoc CGT

 

 

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Courrier de demande de rdv au Ministre et au DIJ

Un courrier syndical a été envoyé au Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports Patrice Kanner ainsi qu’au délégué interministériel à la jeunesse Jean-Benoit Dujol pour des demandes de rendez-vous afin d’échanger sur la situation du CIDJ, les licenciements annoncés, la position de l’Etat vis à vis de la structure.

D’autres demandes de rendez-vous adressées aux acteurs politiques en lien avec le CIDJ suivront.

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Élections professionnelles au CIDJ

Élections professionnelles au CIDJ

Suite à la contestation de la légitimité de la section syndicale USPAOC-CGT et du mandat syndical, des élections professionnelles ont donc eu lieu le 4 septembre au CIDJ.
Seule l’USPAOC-CGT a présenté une liste au premier tour des élections.

Avec une participation aux votes de plus de 90 % des salarié-es, les résultats sont sans appel :
- 96 % collège TAM et assimilé-es cadres
- 74 % collège cadres

Les attaques et la défiance des représentant-es de l’État (MVJS) et de la Direction du CIDJ n’ont fait que renforcer notre légitimité.

À la veille d’un plan social et dans un contexte alarmant, ces résultats sont loin d’être neutres !

Bien que conscient qu’une scission nationale/régionale du CIDJ ne serait pas viable, l’État maintient pourtant sa volonté en ce sens !

Il a décidé de mettre en place une « commission de suivi du projet de redéploiement » afin de :
- réduire la masse salariale : licenciements, remise en question des acquis sociaux…
- sacrifier nos missions de service public.
Cette commission est composée du ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, de Bercy et de la Direction du CIDJ…

Plus globalement, nous voyons se mettre en place une logique d’appel d’offre par le biais du Fond d’expérimentation pour la jeunesse qui interroge grandement sur le devenir du CIDJ et de l’ensemble des structures du Réseau Information Jeunesse.

Mais, soyons rassurés, l’État nous assure de son « soutien » ! :
« Nous payerons la casse sociale !! »

Forts de ces résultats, la section syndicale USPAOC-CGT,
les élu-es au Comité d’entreprise ne lâcheront rien !

Non aux licenciements !
Non à la dégradation de nos conditions de travail et
à la remise en question de nos acquis !

Pour le maintien et la défense de nos missions de service public !
Pour un service public de l’information !

Merci à l’UGICT-CGT Paris pour le relais de l’info sur son site !!

 

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Elections DP/CE : liste et tract syndicaux Uspaoc-CGT

Liste Uspaoc CGT pour les élections des représentant-es au CE/DP

La section syndicale Uspaoc CGT du CIDJ a déposé ce jeudi une liste pour les élections des représentant-es du personnel au CE et Délégation du Personnel. 8 mandats sont à pourvoir, 6 représentant-es au collège Technicien-nes (titulaires et suppléant-es) et 2 pour le collège Cadres.

L’occasion d’un tract réaffirmant la position syndicale d’opposition aux licenciements, pour l’affirmation des missions de service public de l’information.

ÉLECTIONS A LA DÉLÉGATION UNIQUE DU PERSONNEL CE/DP

« Projet de redéploiement » : la direction générale change de méthode

Après avoir annoncé sa volonté d’associer les salarié-es à la construction du projet de redéploiement, la direction générale a fait le choix assumé d’un changement de méthode. Le projet de redéploiement s’affirme aujourd’hui comme un projet unilatéral de la direction générale intégrant un plan social.
Ce changement de méthode se confirme par une réorientation de l’intervention du cabinet Pyksis, aujourd’hui consulté, non pas pour l’accompagnement au changement des salarié-es, mais pour l’accompagnement du comité de direction à la posture de manager.

Ces changements de méthode interrogent fortement…Quelle prise en compte du personnel dans ce projet qui conditionne l’avenir de leur poste, de leurs conditions de travail ? Combien la direction prévoit-elle de licenciements ? Quelles seront les conséquences de ce projet en termes de conditions de travail ? Quelle pérennité pour le CIDJ sans volonté de réaffirmer ses missions de service public ?

Un contexte social interne difficile

Depuis plusieurs années, les salarié-es du CIDJ évoluent dans un contexte de travail qui se dégrade : réduction des effectifs, absence de perspective, menace de plan social… Il est impératif que la direction prenne en compte les risques psychosociaux actuels et à venir, qu’elle tienne compte des causes et conséquences de ces troubles, à court et moyen terme.

Une volonté muette de l’État de démanteler le CIDJ et le Réseau Information Jeunesse ?

L’un des objectifs du Comité Interministériel de la Jeunesse est la création d’un service public de l’information. L’information jeunesse en est absente…tandis qu’on voit apparaître une dynamique de mise en concurrence des structures du réseau par le lancement d’un appel à projet de la Djepva : « expérimentation IJ/Spro ».

Est-ce une mise en concurrence des structures IJ en vu de la réforme territoriale, avec à terme le démantèlement du réseau national ? Quelle place pour le CIDJ comme structure nationale ? Doit-on y voir l’annonce d’un désengagement du Ministère vis à vis du CIDJ ? Comité Interministériel de la Jeunesse

C’est dans ce contexte que l’État a décidé de mettre en place une commission de suivi du projet de redéploiement. Cette commission, composée de la Djepva, du cabinet du Ministère, de la DRJSCS et du Ministère de l’Économie et des Finances, demande actuellement des comptes et semble décisionnaire concernant le projet. L’État se dit conscient qu’une scission nationale/régionale du CIDJ ne serait pas viable économiquement mais maintient sa volonté en ce sens.

Quelle marge de manœuvre reste t-il dans le cadre de la consultation interne si les décisions se prennent ailleurs ? L’État procède t-il à un démantèlement du CIDJ et plus globalement de l’information jeunesse, sans assumer clairement sa volonté ? Le projet de redéploiement sera t-il « le toilettage » nécessaire pour faciliter la scission du CIDJ voulu par l’État ?

Face à ce contexte, aux positions de l’État et de la direction, la section syndicale Uspaoc-CGT reste ferme :

  • Contre les licenciements
  • Pour l’amélioration des conditions de travail
  • Pour la prise en compte des troubles psychosociaux
  • Pour l’affirmation et réinvestissement des missions du CIDJ
  • Pour un service public de l’information

C’est le CIDJ et l’ensemble des emplois qui sont menacés !

Votez pour les représentant-es du personnel au CE/DP le jeudi 4 septembre 2014

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Dépêche AEF du 25 juillet 2014 sur la situation du CIDJ

Cette dépêche AEF concernant l’actualité du CIDJ est de M. Séverin Graveleau et a été publiée le 25 juillet 2014.

« Le CIDJ est une offre publique d’information jeunesse labellisée par l’État et il le restera » JB Dujol, Délégué Interministériel de la Jeunesse

Par Séverin Graveleau

« Comme les autres structures du réseau, le CIDJ n’est pas un opérateur de l’État mais une offre publique d’information jeunesse labellisée par l’État et il le restera » indique le 24 juillet à AEF Jean-Benoît Dujol, délégué interministériel à la Jeunesse et Djepva. Alors que doivent être présentés à la rentrée un plan de redéploiement des ressources humaines et les actions des orientations stratégiques votées fin 2013 (lire sur AEF), Anne Sémécurbe, représentante syndicale, évoque « le manque d’information et l’inquiétude grandissante » des salariés sur « des questions touchant au budget ou aux probables licenciements, mais aussi sur la reconnaissance de l’information jeunesse par le ministère ». Phillipe Salles, directeur du CIDJ, veut renforcer son partenariat avec la ville de Paris et la région Ile-de-France : « le CIDJ peut devenir une vitrine » des projets jeunesse de ces collectivités.

Votées en décembre 2013 en CA, les nouvelles orientations stratégiques et la feuille de route du CIDJ prévoient « le renforcement des fonctions marketing, communication et informatique » du centre, le développement de nouveaux services ainsi qu’un redéploiement des ressources humaines (lire sur AEF). Anne Sémécurbe, représentante syndicale Uspaoc-CGT (1) du centre, évoque pour AEF « le manque d’information et l’inquiétude grandissante » des salariés sur des questions touchant au budget ou aux probables licenciements, mais aussi sur la reconnaissance de l’information jeunesse dans son ensemble par le ministère ».

Interrogé par AEF, Philippe Salles directeur du CIDJ depuis août 2013 (lire sur AEF), indique que le retard pris dans l’annonce de ce plan, « et donc l’attente des personnels » sont à mettre sur le compte des « injonctions paradoxales […] de la DJEPVA, du CA, et des représentants du personnel ».

MENACE SUR LES EMPLOIS ET COMMISSION DE SUIVI MINISTÉRIEL

Pour Philippe Salles, la menace sur les emplois est aujourd’hui un « secret de Polichinelle » : « je ne peux pas dire qui, quand, combien, mais nous sommes est en effet obligés de travailler à la fois sur les charges et les recettes » car « le centre n’est pas passé loin du couperet. On continuait encore un an comme ça et c’était la cessation de paiement ».

« une nouvelle organisation, un nouvel organigramme et des actions priorisées »

En déficit de 800 000 euros sur le budget 2013, le centre ne le serait plus aujourd’hui que de 400 000 euros. Il précise que le plan annoncé en septembre aura une portée économique et stratégique : « une nouvelle organisation, un nouvel organigramme et des actions priorisées » afin de développer les capacités d’auto financement du centre ».

Le ministère des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports a mis en place une « commission de suivi » de la situation au CIDJ. Interrogé par AEF, Jean-Benoît Dujol, délégué interministériel à la Jeunesse et Djepva rappelle que « c’est une commission de suivi de la situation financière du CIDJ, mais pas du plan de redéploiement en tant que tel » qui ne dépend que de son équipe de direction « qui a tout le soutien du ministère ».

« LE CIDJ NE PEUT PAS VIVRE EN PERMANENCE SOUS LE CONTRÔLE DE L’ÉTAT »

Le directeur du CIDJ Philippe Salles indique à AEF que le centre, qui a dépassé pour la première fois cette année le seuil des 50 % de financement privé « ne peut pas vivre en permanence sous le contrôle de l’État et la tutelle de l’administration » mais doit entrer « dans des discussions ‘contractuelles’ avec elle, tout en développant ses ressources propres, comme d’autres associations ».

 » Le CIDJ n’est pas un opérateur de l’État mais une offre publique d’information jeunesse labellisée par l’État »

Pour la syndicaliste Anne Sémécurbe, depuis plusieurs années « l’État était dans une volonté de baisser les subventions. Il est aujourd’hui dans une non-reconnaissance de l’information jeunesse dans son ensemble et du CIDJ plus particulièrement ». Jean-Benoît Dujol rappelle que « comme les autres structures du réseau, le CIDJ n’est pas un opérateur de l’État mais une offre publique d’information jeunesse labellisée par l’État, et il le restera ».

UN PARTENARIAT RENFORCÉ AVEC LA VILLE DE PARIS ET LA RÉGION ÎLE-DE-FRANCE ?

Philippe Salles indique être aujourd’hui « en train d’augmenter le niveau de relation » avec la région Ile-de-France et la mairie de Paris. « Le CIDJ peut devenir une vitrine pour des projets de Paris ou de l’Ile-de-France ». Entre 2011 et 2013, le financement de la région Ile-de-France est passé de 105 000 € à 272 000 €. Pour 2014, 302 000 € sont débloqués dans le cadre de son « programme d’actions d’information et d’orientation des jeunes ».

« Ce partenariat renforcé avec la région devrait trouver son expression dans le financement 2015″

Selon Marie Richard, présidente du CIDJ et conseillère régionale (PS) interrogée par AEF, ce partenariat renforcé avec la région, vieux de 16 ans, devrait entre autres « trouver son expression dans le financement 2015″ actuellement en discussion. De nouvelles rencontres avec la région sont ensuite prévues pour septembre. État, ville ou région ; la présidente précise que « le CIDJ a de toute façon vocation à garder ces différents partenaires ».

Concernant les locaux du CIDJ, que la mairie de Paris met à disposition de l’association « à titre gratuit » dans le 15e arrondissement, le directeur Phillipe Salles précise que « toutes les hypothèses d’évolution sont possibles », et s’interroge : « la ville a plusieurs projets pour la jeunesse, avec de grandes installations. Peut-on intégrer l’un de ces pôles, va-t-on changer de locaux ? La question se pose ».

Contactée par AEF, la mairie de Paris indique que la collaboration entre le CIDJ et la ville « ne connaît pas de difficultés et les 21 points d’information jeunesse du territoire parisien rendent un service indispensable et de qualité ». Elle confirme avoir, pour 2014, « reconduit [sa] subvention au titre de la jeunesse » et « la mise à disposition d’un bâtiment municipal à titre gratuit. »

« LE CIDJ DOIT SE RECENTRER SUR SES DEUX MISSIONS INITIALES »

Selon Jean-Benoît Dujol, le CIDJ reste un « acteur majeur » de l’information jeunesse mais « a besoin de se recentrer sur ses deux missions initiales : son rôle de centre de ressources et celui d’accueil des jeunes d’Île de France ». L’enjeu est aussi « dans le rapprochement et la complémentarité avec les autres acteurs de l’information et de l’orientation, notamment ceux du SPRO dont il est un partenaire ». Cela peut passer par une plus grande mutualisation des « excellents contenus » produits par le CIDJ.

La syndicaliste Anne Sémécurbe indique qu’une « interrogation persiste » sur l’articulation de l’action nationale du CIDJ par rapport à celle de l’Unij (2). Pour Jean-Benoît Dujol, « l’Unij répond à un besoin non satisfait d’existence d’une tête de réseau de l’information jeunesse capable de le structurer et de faire le lien avec les territoires. C’est une mission politique de pilotage que le CIDJ n’avait pas investie ».

(1) Anciennement affiliée au Sep-Unsa, la section syndicale a voté son rattachement à l’Uspaoc-CGT en mai 2014.

(2) Créée en 2008, l’UNIJ regroupe CIDJ, CRIJ, CIJ Dom et Ile-de-France

 

 

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Elections CE/DP au CIDJ le 4 septembre

Les élections des représentant-es du personnel du CIDJ dans le cadre de la Délégation Unique du Personnel (Comité d’Entreprise et Délégué-es du Personnel) seront organisées au mois de septembre 2014.

La négociation du protocole électorale a eu lieu ce vendredi 25 juillet en présence de la représentante de la section syndicale CIDJ Uspaoc CGT.

Le premier tour des élections aura lieu le jeudi 4 septembre au CIDJ. Il est également possible de voter par correspondance.

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