Actus politiques, syndicales

Relais des actualités syndicales et liées à l’AIO et ses réseaux

Garantie jeunes : des coulisses à l’esbroufe !

La Garantie Jeunes c’est pour les jeunes 16/25 ans « les plus vulnérables » un parcours d’accompagnement renforcé d’accès à l’emploi assuré par les missions locales. Ce parcours d’une durée d’un an est assorti d’une allocation mensuelle de 461,26 euros, il s’adresse aux jeunes qui sont sans situation (désignés selon la terminologie anglaise comme « NEET » c’est-à-dire ni en emploi, ni en formation, ni scolarisés),

La Garantie Jeunes lancée à titre d’expérimentation fin 2013, devait initialement avoir bénéficié à 100 000 jeunes jusqu’en fin 2016.

Sa généralisation est désormais un « os à ronger » jeté aux organisations jeunesse pour les amadouer dans le cadre de la Loi Travail, alors qu’elle était déjà inscrite dans le cadre du projet de loi égalité et citoyenneté.

Des coulisses de la Garantie Jeunes…

Le Ras le Bol des salariés

L’intersyndicale des Missions Locales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC) s’est constituée dans le cadre du mouvement « RLB » pour exprimer le ras le bol des salariés.

Pas de hausse de la valeur du point de puis le 1er janvier 2013, accumulation des dispositifs à mettre en œuvre, surcharge administrative, conditions de travail et déploiement de la Garantie Jeunes.

La Garantie Jeunes peut mettre en Danger les missions locales !

L’exemple-type est celui de la Mission Locale de Marseille qui accuse près d’1 million d’euros de déficit uniquement sur le dispositif Garantie Jeunes. La garantie Jeunes exige des locaux supplémentaires pour accueillir les jeunes qui sont accompagnés lors de phases collectives. Mais le prix payé aux missions Locales (1 600 euros par jeune accompagné) ne couvre pas le coût réel de
l’accompagnement. La Garantie Jeunes tient budgétairement quand les locaux sont mis à disposition à titre gracieux admet-on au Ministère ! (Est-ce aux collectivités locales de mettre à disposition des locaux pour une mesure mise en place par le Gouvernent ?)

Les conseillers de Missions Locale embauchés souvent en CDD !

Alors que la Garantie Jeunes, dès qu’elle se met en place, est instaurée sur la durée dans un territoire, nous déplorons que les embauches des conseillers se réalisent en CDD. Des précaires accompagnent des précaires avec la pression et le chantage au CDI en plus !

L’Accès à la Garantie Jeunes : Une course d’obstacle administrative pour les jeunes

La liste des pièces exigées pour que la candidature d’un jeune soit présentée à la commission (La Garantie jeunes ce n’est pas un Droit ouvert à tous les jeunes, sachez-le !) peut conduire à exclure des jeunes du dispositif tant certaines pièces ne sont pas simples à obtenir: Un Comble.

C’est le cas essentiellement des avis d’imposition ou de non-imposition. Avec la Garantie Jeunes les conseillers doivent s’immiscer dans le budget de la famille du jeunes ce qui pose des questions d’ordre déontologique.

Des conseillers au bord de la crise de nerf

Quelques mois après son déploiement fin 2013, les premiers retours ont été alarmants sur les conditions de travail imposées par la Garantie Jeunes : Gestion de groupe de jeunes en difficulté, Surcharge administratives, Règles de contrôle imposées par le FSE. Les risques pour la santé des conseillers sont réels.

…A l’esbroufe de sa généralisation !

Combien de jeunes concernés en 2017 ?

Il ne suffit pas d’annoncer la généralisation de la Garantie Jeunes encore faut-il annoncer combien de jeunes cela concernera ?

Sur les 847 000 jeunes « NEET » selon eurostat en 2014, le Ministère estime que seuls 500 000 seraient éligibles.

Alors combien d’entrées en 2016, en 2017 ?
150 000 pour 2016 ?…ce qui correspond à 50 000 jeunes de plus que le total de 100 000 jeunes (cumulés depuis le lancement fin 2013).

200 000 pour 2017 ? Mais là encore il s’agit de chiffres cumulés.

Actuellement 55 000 jeunes sont entrés dans la Garantie Jeunes (chiffres cumulés !)

Combien ça coute ?

A raison de 1600 euros par jeune (70% en fait, car 30% Au delà des moyens nécessaires à allouer aux missions locales (Hausse du budget, hausse du forfait de 1 600 euros par jeune accompagné) et à la sécurisation des budgets des misions locales,C’est d’une véritable politique jeunesse dont le Pays a besoin.

Il faut mettre fin au Pacte de Responsabilité et réorienter les sont versés en fonction du placement du jeune à l’issue de l’accompagnement) et de 461, 26 euros par mois sur un an…tout le monde pourrait faire la multiplication…si nous avions les chiffres exact d’entrées prévues.

Des recrutements de conseiller certes : En CDD ?
Pour les installer où ?

L’esbroufe se poursuit dès lors qu’il s’agit de traduire concrètement la généralisation annoncée et son caractère opérationnel. Non seulement les embauches vont se réaliser sous la forme de CDD (ce qui est contraire à la Convention collective et au Code du travail) mais surtout il va y avoir encore de gros problèmes en matière de locaux.

Sachant que dans le garantie jeunes, un binôme de conseiller accompagne 100 jeunes. L’accompagnement de 100 000 jeunes nécessite donc l’embauche de 2 000 conseillers.

Les missions Locales (450 environ sur le territoire) c’est environ 12 000 salariés.

Au delà des moyens nécessaires à allouer aux missions locales (Hausse du budget, hausse du forfait de 1 600 euros par jeune accompagné) et à la sécurisation des budgets des misions locales,

C’est d’une véritable politique jeunesse dont le Pays a besoin.
Il faut mettre fin au Pacte de Responsabilité et réorienter les milliards d’euros de cadeaux aux entreprises

Vers un Pacte social pour la jeunesse !

Tract de la Fédération CGT des organismes sociaux

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PROJET DE LOI « Égalité et citoyenneté », (Procédure accélérée)

Mercredi 13 avril a été présenté au conseil des ministres le PROJET DE LOI  « Égalité et citoyenneté ».

L’article 16 de ce projet de loi attribue aux Régions la compétence en termes de politique jeunesse. Volonté affichée d’être au plus près des territoires, effet attendu portant sur de nouvelles économies pour le budget de l’État ? C’est donc une nouvelle compétence qui est officiellement transférée aux Régions. L’Information jeunesse est nommément confiée aux Régions, l’État conserverait la garantie du label. Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus nécessité du label faute de structures ?

« Chapitre II – Accompagner les jeunes dans leur parcours vers l’autonomie

L’article 16 confie à la région le chef de filât en matière de politique de la jeunesse, complétant ainsi les domaines de compétences prévues par la loi NOTRe.

La loi NOTRe (loi n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République) prévoit en effet dans son article 2 que la région est chargée d’organiser, en qualité de chef de file, les modalités de l’action commune des collectivités territoriales et de leurs établissements publics pour l’exercice de différentes compétences (aménagement et développement durable ; protection de la biodiversité ; climat, qualité de l’air et énergie ; transports ; soutien à l’enseignement supérieur et à la recherche).

Les régions sont d’ores et déjà un acteur important dans le domaine des politiques de jeunesse au niveau territorial. Elles constituent le partenaire incontournable des services de l’État en la matière, notamment, depuis plusieurs années, s’agissant de l’élaboration et de la mise en œuvre de plans d’action en faveur de la jeunesse, en déclinaison du plan priorité jeunesse mis en place au niveau national depuis 2013. Dans ce cadre, l’identification de la région comme chef de file vient renforcer la capacité de travail en commun entre acteurs locaux et entre régions et services déconcentrés de l’État (DR(D)JSCS), chargés de la déclinaison de la politique de la jeunesse du Gouvernement au niveau territorial. Comme le prévoit l’article 104 de la loi n° 2015-991 du 7 août 2015, les politiques publiques en faveur de la jeunesse menées par l’État, les régions, les départements, les communes et les collectivités à statut particulier pourront être inscrites parmi les domaines de compétences de la conférence territoriale de l’action publique, instituée par la loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (MAPTAM).

Cet article vient également confier à la région la coordination – de manière complémentaire avec le service public régional de l’orientation – des initiatives des collectivités territoriales en matière d’information des jeunes et, dans ce cadre, des structures labellisées à ce titre par l’État dans des conditions prévues par décret.

Ces structures appartiennent au réseau information jeunesse (IJ), acteurs territoriaux sous des formes et intitulés divers (CRIJ-CIJ, BIJ-PIJ). Jusqu’ici coordonné par l’État, le réseau information jeunesse a pour objet d’assurer l’effectivité de la mise à disposition de l’information à destination de tous les jeunes, dans tous les aspects de leur vie quotidienne. Ces structures sont financées par l’État, via les DR(D)JSCS ainsi que par les régions.

Cette coordination de la région permet notamment d’organiser la complémentarité des actions menées par le réseau IJ et les schémas de développement de la formation professionnelle initiale dans sa partie dédiée aux publics jeunes.

Dans ce cadre, l’État conserve son rôle de labellisation des structures appartenant au réseau IJ. Ce label d’État doit notamment garantir le projet IJ mis en œuvre sur un territoire donné et le respect des principes constitutifs de l’IJ (démarche déontologique, proposition éducative, qualité du service, appartenance à un réseau, service assuré par des professionnels formés, démarche d’évaluation des actions, service numérique de proximité).

Enfin, cet article ouvre la possibilité à la région de reconnaître comme participant au service public régional de l’orientation (SPRO) les organismes qui proposent à destination des jeunes de 16 à 25 ans une information sur l’accès aux droits et aux loisirs.

Cette reconnaissance, réalisée sur le fondement de normes de qualité élaborées par la région à partir de la définition d’un cahier des charges, peut permettre d’intégrer au sein du SPRO les structures et organismes proposant une information généraliste et de qualité aux jeunes.« 

Prendre connaissance du texte de la loi : https://fr.scribd.com/doc/308367032/Projet-de-loi-egalite-et-citoyennete

 

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« Contre la casse du code du travail ! » – Tract régional unitaire unitaire CGT FO FSU Solidaires

CASSE DU CODE DU TRAVAIL : NE LAISSONS PAS FAIRE !!

Le gouvernement entend présenter un projet de loi réformant le code du travail…

Ce projet s’inscrit une nouvelle fois dans la logique des politiques d’austérité à l’image du pacte de responsabilité, loi Macron, loi Rebsamen…

Pour le Medef, le code du travail serait « anxiogène », il est donc à l’offensive pour réclamer et obtenir des « assouplissements », des aides financières qui n’ont aucune efficacité en matière d’emploi.

Bref, c’est « toujours plus » pour le patronat, et plus d’insécurité, de précarité pour les salariés !

Fin mars ce projet de loi sera débattu au parlement ! Il vise à entériner la primauté de l’accord d’entreprise, et l’on assistera ainsi à un émiettement du droit du travail…

Le projet du gouvernement va affaiblir fortement le code du travail, les droits des salariés seront réduits, remis en cause sous prétexte de simplifier les textes existants ! Il s’agit d’une continuité des réformes précédentes avec comme logique : répondre aux exigences du Medef et de la Commission européenne.

NOUS NE LES LAISSERONS PAS FAIRE !

Comme ce fut le cas le 26 janvier dans la fonction publique, il faut que les salariés se mobilisent,

  • pour les salaires, l’emploi, l’amélioration des conditions de travail,
  • contre la casse du code du travail,
  • contre les politiques d’austérité qui détruisent les emplois.

Nos organisations syndicales invitent les salariés à débattre des revendications et proposent de construire en mars, une mobilisation unitaire interprofessionnelle avec arrêts de travail, grève et

Ensemble construisons la mobilisation :

  • Contre la casse du code du travail
  • Pour l’augmentation immédiate des salaires, pensions, minima sociaux, du point d’indice de la fonction publique.
  • L’égalité Femmes/Hommes (salaires, reconnaissance des qualifications)
  • Amélioration des conditions de travail, réduction du temps de travail, création d’emploi pour lutter contre le chômage.
  • Améliorer les garanties collectives, les statuts, conventions collectives…
  • Défendre la démocratie, les libertés syndicales, contre la constitutionnalisation de l’état d’urgence, pour la défense et la promotion des droits syndicaux et des Bourses du travail.

http://cgtchapelledarblayupm.g.c.f.unblog.fr/files/2015/09/ob_6a093c_code-travail-charge-dc4b1.jpg

Paris, le 16 février 2016

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LA PRÉVENTION SPÉCIALISÉE PARISIENNE DANS LA TOURMENTE !

Baisse des financements associatifs depuis 2014 à Paris !

Paris n’est pas épargnée par la rigueur budgétaire. Dès l’année 2014, la ville de Paris annonçait 20 millions d’euros de moins pour le secteur associatif (sur un total de 220 millions), soit une diminution de 9 %. Les financements associatifs représentent une véritable variable d’ajustement facile à utiliser pour les collectivités locales.

Les associations en charge de la prévention spécialisée touchées de plein fouet  !

Dans ce contexte, la prévention spécialisée parisienne dont la mission éducative relève de la protection de l’enfance est considérée comme une dépense facultative. La prévention spécialisée est confrontée, dans le cadre du reconventionnement, à des décisions très inquiétantes prises de manière brutale et sans concertation.

Des conséquences inacceptables !

Suppression de postes, concurrence et moins disant social

− Réduction du nombre d’associations (passage de 14 à 12 associations).
− Réduction des effectifs :
• suppression de 17 postes d’éducateur sur 226
• suppression de 3 postes de chef de service sur 31
• suppression d’ 1 poste de direction et 2 postes administratifs sur 32
− Transformation de 3 postes de chef de service en postes d’éducateur spécialisé.
− Suppression de 6 postes consacrés au domaine de l’insertion budgétisés et rattachés à la prévention spécialisée (Ces postes seraient repris sur d’autres budgets sans aucune certitude sur leur pérennisation).
− Mise en concurrence des associations par des appels à projets non justifiés ou des incitations à des reprises d’activité par d’autres «opérateurs » qui font craindre une politique du moins-disant social et une baisse des crédits alloués pour le fonctionnement de l’activité.

UN RISQUE la négation de l’action éducative

Au-delà de ces constats d’insécurité des travailleurs sociaux, mais aussi des publics concernés par l’action éducative de la prévention spécialisée, la mairie de Paris place la relation avec les mairies d’arrondissement comme un point essentiel. Il est évoqué la nécessaire participation à la prévention de la délinquance par le biais d’échange avec les mairies d’arrondissement et les coordinateurs sociaux territoriaux. Il est à craindre une municipalisation de la prévention spécialisée avec comme orientation principale la tranquillisation de l’espace public et une négation de l’action éducative.

UNE DÉRIVE SÉCURITAIRE

Nous refusons toute instrumentalisation des éducateurs de rue et dénoncerons toute injonction faite aux éducateurs de la prévention spécialisée de participer aux politiques sécuritaires en les assignant à la surveillance d’individus et des territoires sur lesquels
ils exercent.
Par conséquent, il nous apparaît essentiel et fondamental que la prévention spécialisée réintègre à la mairie centrale la délégation parisienne à la solidarité, aux familles, à la petite enfance, à la protection de l’enfance, à la lutte contre l’exclusion, aux personnes
âgées.

Ce que doit être la Prévention spécialisée

La prévention ne doit plus dépendre de la délégation à la sécurité, à la prévention, à la politique de la ville et à l’intégration. Il faut rappeler le rôle joué par la prévention spécialisée comme maillon essentiel des politiques d’accompagnement social et éducatif en faveur de la jeunesse, par sa capacité à être au plus près des publics qu’elle accompagne et qui lui font confiance. Son rôle doit être renforcé.
Elle participe à la cohésion sociale sur les territoires. Les travailleurs sociaux de la prévention spécialisée doivent pouvoir se consacrer pleinement à leurs missions d’aide, de protection et de conseil dans des relations de confiance et de proximité.

Avis et propositions de la CGT

Les régressions que la ville souhaite imposer à la prévention spécialisée et à l’accompagnement des jeunes est en complète contradiction avec la communication de la Mairie sur son engagement sans faille dans les quartiers populaires (cf. « projet de territoire » voté à ce même conseil de Paris de novembre). Il faut arrêter ce double discours !
La CGT se prononce clairement pour la défense de la prévention spécialisée et de son lien avec l’action sociale et pour la préservation d’une action éducative unique dans sa forme d’intervention avec le travail de rue et de ses fondamentaux (anonymat, libre adhésion des personnes, non mandatement et secret professionnel).
Elle requiert le rattachement clair et net de la prévention spécialisée dans le cadre de la protection de l’enfance, et son inscription comme dépense obligatoire.
La CGT s’oppose aux restructurations dont fait l’objet la prévention spécialisée parisienne.

Elle exige :
=> le maintien de l’ensemble des postes ;
=> le respect du fait associatif ;
=> un retour à la concertation avec l’ensemble des acteurs (élus, responsables associatifs, représentants des salariés) ;
=> la sanctuarisation des moyens alloués à la prévention sécurisée.

2015-11-23 09.05.11

Le Collectif CGT Politique Jeunesse à Paris
(CGT Prévention Spécialisée, CGT DASES, CGT CIDJ, CGT Politique de la Ville, CGT Mission Locale, CGT PJJ, CGT ASE)

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Travailler le dimanche et la nuit, ça tue la vie !

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Travailler le dimanche et la nuit, ça tue la vie !

Emmanuel Macron a décidé : il veut nous faire travailler le dimanche et la nuit. 12 zones touristiques internationales dans Paris, qui englobent toutes les zones ou centres commerciaux, les Champs Elysées, mais aussi l’avenue des Ternes et Wagram ; Montmartre, le Marais mais aussi, Bercy, le centre Italie 2, les Olympiades, l’avenue de France ou encore le centre Beaugrenelle : tout y passe, ou presque. Le ministre veut aussi étendre le travail du dimanche à toutes les gares parisiennes, hormis Bercy ! Et le reste ? Devant des concurrents ouverts tous les dimanches et la nuit,

nul doute que les commerces qui échappent à ces ZTI (zones touristiques internationales) ne réclament à leur tour leur dû. Et pour cela, l’arsenal de Macron n’est pas avare : toute la France pourrait, dès demain être classée en ZTI. Il suffirait que le Gouvernement le décide : le décret qui définit les ZTI le

Tout montre que nous disons vrai depuis le début : il ne s’agit pas de satisfaire les « besoins » de touristes internationaux en mal de consommation mais bien de généraliser le travail du dimanche et de nuit dans le commerce.

Alors, bien sûr, on tente de nous expliquer que c’est pour notre bien. Ces ouvertures vont « créer des emplois », donner lieu à des « contreparties » salariales et relancer l’économie.

Ainsi, nos patrons qui nous font travailler en sous-effectif toute l’année vont soudain embaucher à tour de bras… Et les mêmes qui pleurent toute l’année que les « charges salariales » sont trop lourdes du lundi au samedi, vont accepter durablement que nous soyons majorés le dimanche et le soir… En fait, ils cherchent à obtenir des accords pour pouvoir ouvrir très vite, accords qu’ils dénonceront dans quelques mois au nom d’une « situation économique difficile ». Et là,

quand toute la concurrence sera ouverte, il sera difficile de revenir en arrière : nous continuerons de travailler le dimanche et la nuit, mais avec des « contreparties réduites au strict minimum !

Déjà, les négociations en cours ou déjà conclues montrent que les patrons du commerce essayent d’en donner le minimum et de contourner leurs obligations. Déjà, le personnel « extérieur » (démonstration, sous-traitance…) est exclu du champ des négociations en cours. Quelles seront les embauches ou les contreparties pour ces milliers de salariés qui interviennent dans les magasins ? Quel sera le sort de ceux-là qui constituent parfois jusqu’à 90% du personnel de vente ? Chacun aura une contrepartie différente, voire… pas de contreparties du tout !

Si nous ne voulons pas être obligés à travailler le dimanche et la nuit, au mépris de notre droit à une vie en dehors du travail et aux dépens de notre santé, il ne nous reste qu’à nous battre. Cela ne dépend que de nous : nous pouvons faire fléchir le Gouvernement et nos patrons. Sur Paris, les salariés d’autres professions concernées, de nombreuses associations, des partis politiques, la Mairie et même les petits commerçants ont déclaré leur hostilité aux projets de Macron. Nous ne sommes pas seuls !

En nous battant, nous pouvons sauver nos dimanches et nos nuits. Alors, tous ensemble, disons non à Macron , en nous mettant en grève jeudi 15 octobre.

Manifestation à 11 heures le 15 octobre,

départ Hôtel de Ville

Contacts CLIC-P :

Ensemble, défendons nos conditions de vie et de travail.

SCID-CFDT : Alexandre Torgomian – syndicat@cfdt-commerce.fr

SECI-Unsa : Eric Scherrer – e.scherrer.seci@free.fr

CGT : Karl Ghazi – uscommerceparis@free.fr

SUD : Laurent Degousée – sudcommerce@yahoo.fr

Facebook : https://facebook.com/ClicParis – Twitter : @ClicParis – Mail : clic-paris@gmail.com

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Rendez-vous avec Mme Charnoz, élue de la Ville de Paris

Madame Sandrine Charnoz, élue à la Ville de Paris

Ce mardi, deuxième jour du conseil de la Ville de Paris, la CGT CIDJ était encore là. Après l’exercice de plus en plus contraint de distribution de tracts aux élu-es, nous avons été reçu-es par Madame Sandrine Charnoz, élue au conseil municipal, vice-présidente du CIDJ, mais aussi de la Mission locale de Paris. Ce rendez-vous faisait suite au dernier conseil d’administration ayant donné lieu à un courrier du Bureau de l’association au Ministre et laissant apparaître une position de refus des licenciements de la Ville et la Région.

Lors de ce rendez-vous, nous avons évoqué comme nous le faisons systématiquement depuis plusieurs années la situation de plus en plus préoccupante des salarié-es. Nous avons réexpliqué les enjeux humains, budgétaires et politiques, les relations à l’État… Mais surtout, nous avons insisté sur les enjeux et conséquences possibles de la position prise par le Bureau vis à vis du Ministère : les membres du Bureau ont « posé leur mandat sur la table », menacent de démissionner au CA du 16 juillet s’ils/elles n’obtiennent pas une réponse du Ministre à leur courrier.

Qu’en sera t-il pour les salarié-es, pour la structure si au 16 juillet il y carence de gouvernance ? Quels sont les risques en termes de redressement judiciaire ? Nous avons voulu signifier à Madame Charnoz à quelles conséquences s’exposent le Bureau en optant pour ce choix et quelles pressions seraient faites par le Ministère sur les décisions concernant le CIDJ.

Madame Charnoz s’est dite « atterrée du temps perdue« , elle a indiqué que « la Ville était moteur pour que ça bouge« , elle « adresse chaque semaine des demandes au cabinet du ministre pour connaître son positionnement« . Elle nous a assuré que la Ville maintiendrait son soutien au CIDJ et la convention de mise à disposition des locaux. « Le rôle du CIDJ est reconnu« .

Pour elle, aucun scénario ne se dessine pour l’instant concernant la réunion du conseil d’administration du 16 juillet.

« Ce plan ne résout rien. Avant de parler finances, nous demandons à parler de politique jeunesse« , encore une fois, nous avons essayé de le faire entendre…

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Mobilisation pour le maintien de 11 CIO à Paris

11 CIO menacés de fermeture à Paris

Mardi 26 mai, à 2015 05 26 CIDJ  Soutien COPSY SNES FSU Devant l'Hôtel de ville Parisl’occasion de la tenue d’un conseil de la Ville de Paris, les conseillers/-ères d’orientation psychologue manifestaient leur colère : 11 Centres d’Information et d’Orientation sont aujourd’hui menacés de fermeture à Paris. L’autorisation d’une mobilisation sur le parvis de l’Hôtel de Ville leur ayant été refusée, c’est place du Châtelet que s’est fait le rassemblement. « Non à la fermeture des CIO ». « Pour un service public d’orientation. » Les copsy exigent un maintien des 11 Centres d’Information et d’Orientation. Une pétition est en ligne.

La Mairie de Paris a en effet décidé de ne plus assurer la prise en charge financière des 11 CIO dits départementaux. Les CIO sont en difficulté sur tout le territoire national.

tract snes fsu cio paris mai 2015

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9 avril 2015 : journée nationale de grève et de manifestation

Contre l’austérité, pour le retrait de la loi Macron !

Jeudi 9 Avril 2015 : Grève et manifestation nationale 13h Place d’Italie

Les salarié-es du CIDJ en lutte et en grève ce jeudi pour faire face aux politiques d’austérité dans le secteur de la jeunesse, de l’associatif.. Nous défilerons dans le cortège avec tou-tes les militant-es de l’UD CGT Paris.

La CGT, FO, la FSU et Solidaires appellent tous les salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, retraité-e-s à se mobiliser massivement contre les politiques d’austérité !

Y en a marre ! De l’argent, il y en a !

Le patronat et le gouvernement tentent en permanence, relayés par les médias à la solde du pouvoir et de la finance, d’opposer systématiquement la question de s salaires et celle de l’emploi. Les politiques d’austérité accentuent la détérioration des conditions de travail et de vie pour les salarié-e-s, les retraité-e-s, les privé-e-s d’emploi et une crise économique sans précédent !

LA CRISE, C’EST EUX ! LA SOLUTION, C’EST NOUS !

Le travail est un coût ? C’est FAUX !

Le patronat et le gouvernement ne cessent d’affirmer que le travail est un coût. C’est faux ! Le travail est, au contraire, créateur de richesses. Ce sont les travailleurs-ses qui créent les richesses, pas les patrons ni les actionnaires. En 1981, les dividendes versés aux actionnaires représentaient en moyenne 10 jours de travail par salariée. En 2012, ils en représentent 45 ! C’est du vol caractérisé.

Il n’y a pas d’argent ? C’est FAUX !

200 milliards d’Euros d’exonérations fiscales et sociales, auxquelles sont venus s’ajouter le pacte de responsabilité et le CICE (Crédit Impôt Compétitivité Emploi) censé relancer l’emploi et la croissance soit, 41 milliards d’Euros de cadeaux supplémentaires pour le patronat en détruisant notre système de protection sociale, et en accentuant la casse des services publics de proximité.

De même, c’est en France qu’en 2014 la rémunération des actionnaires a connu la plus forte hausse (+ 30,3 %) avec 40 milliards d’Euros distribués. Pendant ce temps, les salaires et les pensions n’augmentent pas, le gel du point d’indice se poursuit dans la fonction publique.

Les salarié-e-s sont résigné-e-s ? C’est FAUX !

Depuis plusieurs mois, les conflits sociaux se multiplient dans les entreprises du public comme du privé. La question des salaires et de l’emploi sont au cœur de toutes ces luttes. Pour la CGT, c’est l’augmentation des salaires qui permettrait au contraire une relance de l’économie et donc la création d’emplois.

Lorsque les salarié-e-s luttent, ils gagnent ! Ainsi les salarié-e-s des boutiques de la Tour Eiffel, des palaces parisiens, du supermarché Tang Frères, des relais toilettes des gares parisiennes… se sont organisé-e-s collectivement et ont obtenu par la lutte des avancé es significatives.

Le Patronat a obtenu cette manne sans aucune contrepartie… mais ça ne lui suffit pas !

Projet de Loi Macron : un projet fait par un banquier pour le monde de la finance, contre le monde du travail !

[source : http://www.cgtparis.fr/IMG/pdf/tract_ud_pour_9_avril-pdf.pdf]

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La lettre ouverte des CIO aux élu-es du Conseil de Paris

Ci-dessous, la lettre ouverte adressée par les personnels des CIO parisiens, lettre distribuée à l’occasion du Conseil de Paris lundi 17 mars 2015:

Quel avenir pour les 11 centres d’information et d’orientation parisiens ?

Nous avons appris le 20 février que la Mairie de Paris mettait fin à la prise en charge de l ‘hébergement et du fonctionnement des 11 CIO à gestion départementale à la rentrée 2015.

La conséquence de ce désengagement financier, c’est tout simlement la fermeture, compte tenu du fait que l’État ne reprendra pas à sa charge financière les 11 CIO.

L’activité des équipes des CIO concerne les élèves de collèges et de lycées publics et privés et des CFA, mais aussi des jeunes non scolarisés, non affectés, des étudiant-es et des adultes. Les CIO se centrent notamment sur les publics à besoins éducatifs particuliers : élèves en situation de décrochage,élèves en situation de handicap, élèves intellectuellement précoces, élèves allophones nouvellement arrivés…

Cette situation est d’autant plus alarmante que nos services travaillent au plus près des besoins des jeunes et des familles en matière d’information et de conseil en orientation. Les CIO sont des services gratuits et de proximité qui permettent tout au long de l’année (y compris pendant les vacances scolaires) de consulter diverses sources d’information, de participer à des ateliers d’information et de réflexion sur l’orientation, de bénéficier d’un suivi personnalisé.

Nous comptons sur votre soutien pour parvenir à maintenir notre service public de proximité dans l’intérêt de la population.

Dans ce sens, vous pouvez dès à présent agir en votant favorablement pour l’un des vœux proposés par des élu-es du Conseil de Paris afin que la Mairie de Paris revienne sur sa décision de désengagement financier.

Nous vous en remercions.

Des conseillers d’orientation-psychologues, directeur et personnels administratifs de CIO pour la défense des CIO.

L’article paru dans Libération

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